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En EURL, le gérant est travailleur indépendant : il paie moins de cotisations sur sa rémunération, mais ses dividendes au-delà de 10 % du capital en supportent aussi1, 4. En SASU, le président est assimilé salarié : ses cotisations sont plus lourdes, avec la protection d'un cadre sans l'assurance chômage, et ses dividendes ne paient que la flat tax de 31,4 %1, 3. À rémunération égale, l'EURL laisse plus de revenu net ; la SASU devient intéressante quand on se verse surtout des dividendes.
Quelle différence entre EURL et SASU ?
Les deux sont des sociétés à un seul associé, soumises à l'impôt sur les sociétés. Ce qui change, c'est le statut social du dirigeant1 :
- EURL : le gérant majoritaire est travailleur indépendant. Il cotise à la Sécurité sociale des indépendants, sur sa rémunération.
- SASU : le président est assimilé salarié. Il a la protection sociale d'un salarié cadre, mais il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'y a pas droit.
Combien coûtent les cotisations ?
Exemple : 600 € par jour, 210 jours facturés, 4 000 € de frais, tout le bénéfice versé en rémunération. Calcul fait avec le modèle de l'Urssaf, celui du simulateur mon-entreprise.urssaf.fr5, pour une personne seule sans autre revenu :
| Statut | Cotisations | Impôt sur le revenu | Net après impôt |
|---|---|---|---|
| EURL | 36 042 € | 17 206 € | 68 752 € |
| SASU | 52 959 € | 12 683 € | 56 358 € |
À rémunération égale, la SASU coûte plus cher en cotisations : environ 16 900 € de plus sur cet exemple. En échange, le président cotise comme un cadre pour sa retraite et sa santé1.
Refaites le calcul avec vos chiffres dans le calculateur de TJM.
Et les dividendes ?
C'est là que les deux statuts se séparent.
- En SASU, les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales. Ils paient la flat tax : 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (contre 30 % jusqu'en 2025)3.
- En EURL, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales, comme une rémunération4.
Avant d'être distribué, le bénéfice paie l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà, pour une petite société dont le capital est entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques2.
Exemple simplifié, SASU, tout en dividendes, même chiffre d'affaires et mêmes frais que plus haut : 122 000 € de bénéfice, 26 250 € d'impôt sur les sociétés, 95 750 € distribués, 30 066 € de flat tax, soit environ 65 700 € nets. Mais sans salaire, le président ne cotise pas pour sa retraite et n'a pas d'indemnités journalières.
Quelle protection sociale ?
- Président de SASU : protection d'un cadre (maladie, retraite de base et complémentaire), sans assurance chômage1.
- Gérant d'EURL : protection des travailleurs indépendants1, avec des cotisations plus faibles (voir l'exemple plus haut).
- Dans les deux cas, pas d'assurance chômage.
Alors, EURL ou SASU ?
Il n'y a pas de bonne réponse unique. Quelques repères :
- Vous voulez vous verser surtout une rémunération : l'EURL laisse plus de revenu net pour le même chiffre d'affaires.
- Vous voulez vous verser surtout des dividendes : la SASU évite les cotisations sur les dividendes.
- Vous tenez à la protection d'un cadre : la SASU, en acceptant des cotisations plus élevées.
- Votre chiffre d'affaires reste sous 83 600 € par an : la micro-entreprise est plus simple. Au-delà deux années de suite, vous la quittez6.
Rémunération et dividendes peuvent aussi se combiner. Faites valider votre choix par un expert-comptable : il tient compte de votre foyer et de vos autres revenus.
Et sur Wisefreelance ?
Chaque mission affiche le TJM donné par le recruteur, ou « TJM non précisé » : de quoi estimer votre revenu avec le calculateur de TJM avant de contacter le recruteur.